La création et l’étiquetage des produits en magasin.

L’Essentiel de la Chaussure, n°158, octobre 2014, page 44.

L’affichage des prix : le principe.

Même si la fixation des prix (hors promotion) par les commerçants est libre depuis le 1er janvier 1987, l’information sur les prix en magasin est réglementée. Le client doit connaître le prix de vente toutes taxes comprises du produit qu’il envisage d’acheter sans avoir à le demander, ce qui rend son affichage OBLIGATOIRE. Cette mesure a été instaurée pour faciliter la comparaison des produits et donc la mise en concurrence des commerçants.

En outre, un commerçant annonçant une baisse de prix de ses produits, par exemple au moment des soldes, doit l’effectuer par rapport à un prix de référence, qu’il a pour obligation d’afficher à côté du prix réduit, entraînant un double affichage (prix initial barré, prix soldé). Une variante consiste à indiquer le prix de référence et le pourcentage de réduction applicable en caisse (-20% par exemple).

La Cour de justice de l’Union européenne a épinglé la législation française sur les soldes et les promotions le 10/07/2014 : les « prix de référence » vont donc être réglementés conformément à la directive européenne du 11/05/2005. L’arrêté du 31/12/2008 relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard du consommateur a subi une abrogation : l’arrêté ministériel du 11 mars 2015 fixe de nouvelles règles ; le commerçant peut désormais opter pour le prix référence de son choix, sans que celui-ci ne soit encadré par la loi, à condition qu’il puisse en justifier et que le prix de référence n’ait pas été utilisé de façon marginale. En effet, il ne sera pas possible d’utiliser un prix élevé, « gonflé » et affiché le temps d’une journée, pour le considérer comme le prix de référence pour éviter les dérives des fausses promotions.

Parmi les méthodes d’affichage, l’étiquetage des produits est la plus courante, car plus pratique qu’un balisage du rayon (en cas de déplacement d’un produit dans le magasin, le prix de vente reste relié à l’article grâce à l’étiquette généralement autocollante).

L’étiquetage.

Les logiciels de gestion de magasins disposent en série d’une banque de plusieurs types d’étiquettes. Il suffit de sélectionner le type le plus adapté aux modèles à étiqueter lors de la création de la fiche article ou de sélectionner un type par défaut puis de lancer l’impression des planches prédécoupées. La dernière étape consiste à étiqueter manuellement chaque produit à l’aide des étiquettes autocollantes permanentes ou non permanentes.

Prenons l’exemple de la chaussure. L’étiquette idéale est composée de 4 parties sécables :

– sous chaque chaussure, une petite étiquette indique le prix bien entendu, mais aussi des informations comme la pointure, la couleur, la matière, ainsi que le libellé du modèle.

– sur la boite, une grande étiquette reprend les mêmes informations que précédemment et des détails supplémentaires tels le code modèle (code unitaire de gestion), la collection, la marque, etc.

– une autre partie sécable de l’étiquette est destinée au cahier de caisse, sur laquelle figure le code-barres du produit et son prix. Le vendeur scanne le code-barres sans que cette section soit collée sur le produit.

A chaque type de produit correspond un type d’étiquette et une taille : les ceintures, les bijoux, les accessoires de maroquinerie, les chaussures ou le textile requièrent des types adaptés à leur stockage, leur taille et leur présentation en point de vente.

Il existe donc une grande variété d’étiquettes. Prenons un exemple spécifique, les cartonnées, résistantes (dans le cas de grandes pièces vestimentaires comme des manteaux), sont généralement perforées afin d’éviter le collage et nécessitent une attache.

Le module informatique de création des étiquettes.

Les logiciels de gestion de magasins les plus performants du marché sont dotés d’un module de création d’étiquettes. Le gestionnaire a ainsi toute liberté pour agencer les champs comme bon lui semble à l’aide du logiciel : polices de caractères, emplacement sur l’étiquette, indications complémentaires comme le prix d’achat codé, etc. Le prix d’achat codé fournit une indication fort utile au personnel de caisse qui peut de la sorte accorder une remise à un client en sachant sur quelle base de prix d’achat appliquer le coefficient multiplicateur, et ainsi préserver la marge malgré le geste commercial. Le prix d’achat codé, indication discrète sur l’étiquette, est par définition seulement compréhensible par le vendeur.

Nicolas SALIN – Responsable Marketing VEGA STIAC – www.vega-info.fr