Logiciel de gestion de magasin : les analyses indispensables

Le logiciel de gestion de magasin : les analyses indispensables.

L’Essentiel de la Chaussure, n°197, septembre 2018, page 88.

L’informatisation des magasins s’est accélérée depuis quelques années, les commerçants et plus généralement les gestionnaires de points de vente souhaitant optimiser toujours plus finement la gestion des stocks et leur connaissance des clients. Les gains sont palpables à tous les niveaux de la gestion et c’est en cela qu’il est permis d’affirmer que la rentabilité d’un magasin dépend aussi de la qualité de son informatisation, car tous les gestionnaires d’analyse intégrés des logiciels ne se valent pas. Même si la rentabilité dépend de facteurs purement liés aux décisions du commerçant quant à son assortiment, la politique d’achat, de prix, la communication, ainsi que de l’impact de charges diverses, et par extension de facteurs exogènes comme la pression concurrentielle, l’importance des outils statistiques informatisés d’aide à la décision est également à considérer. Le module d’analyse d’un logiciel se révèle donc être un critère primordial dans son choix au moment de s’équiper.

Quelles sont les analyses fondamentales proposées par un logiciel ? Quand le commerçant décide de s’équiper, que doit-il retrouver dans la solution informatique qui lui est proposée ?

Au moment du choix, il est fortement recommandé de vérifier la présence de certaines analyses en l’absence desquelles il serait préférable d’opter pour un logiciel concurrent.

Nous avons interrogé des chausseurs déjà équipés pour connaître les besoins analytiques les plus fréquemment satisfaits par l’informatique (liste des usages ci-après).

La bibliothèque d’analyses du logiciel et ses différents usages

=> Analyser les ventes : quantité vendue, chiffre d’affaires, marge, coefficient de sortie, paniers moyens de vente.

=> Editer des états pour la comptabilité : chiffre d’affaires TTC, HT et TVA, marge, coefficient de sortie, ventilation des encaissements par mode de paiement.

=> Editer le stock détaillé du moment : quantité en stock et valeur au PAMP (Prix d’Achat Moyen Pondéré) pour éditer un stock calculé à une date choisie en évitant de lancer une procédure d’inventaire.

=> Opérer des analyses détaillées par taille : quantité en stock, ventes/réceptions/commandes détaillées par taille, de date à date, ventes cumulées de la fiche de stock.

=> Analyser le résultat d’une collection : achats, ventes, % vendu par rapport à la quantité mise en vente, marge, stock restant, rapport entre les ventes et les livraisons sans tenir compte des transferts si l’analyse du stock est multi-magasin.

=> Analyser le résultat après les soldes : modèles soldés par sous-famille, édition des modèles vendus (quantité vendue dont la quantité vendue en solde ou promotion).

=> Editer un Hit-parade :  par modèle, marque.

=> Connaitre la quantité et la valeur des achats de date à date.

=> Analyser la quantité et la valeur pour tous types de mouvement : réceptions, retours, démarque.

=> Analyser les transferts de stock inter-magasins.

=> Editer les « stocks minimums » définis, éditer les modèles passés en « stock d’alerte » : permet de déclencher un réassort sur stock d’alerte.

=> Analyser les commandes fournisseurs en cours : quantité et montants commandés, reçus, restant à recevoir sur l’ensemble des commandes ou sur une commande précise.

=> Suivre les avoirs et bons cadeaux (dont leur éventuelle date de retour), les comptes clients.

=> Lister les meilleurs clients (Top Clients).

=> Suivre les chèques différés restant à remettre.

=> Comparer les chiffres d’affaires des différentes années.

=> Créer un plan d’achat.

Approfondir le diagnostic avec le constructeur d’analyses.

Reconnaissons que la bibliothèque d’analyses fournies « de série » couvrira les usages les plus répandus, tant ceux concernant le diagnostic des ventes, que ceux relatifs au diagnostic du stock, le programme de fidélité ou la géolocalisation des ventes. Cependant, afin de contenter les gestionnaires férus de calculs très spécifiques, ou tout simplement les adeptes de la personnalisation détaillée, certaines solutions logicielles disposent d’un constructeur d’analyses. Cet outil pioche dans une banque d’éléments constitutifs pour élaborer d’autres analyses que celles livrées d’origine. Quelques exemples d’éléments à disposition : ventes trimestrielles / mensuelles / hebdomadaires / horaires, article, ville du magasin, code postal, collection, date d’achat, département du client, couleur du produit, marque, famille, rayon, saison, taille, thème, etc.

Exemple d’une analyse issue du constructeur : la comparaison du chiffre d’affaires sur une période précise de l’année en cours avec la période équivalente de l’année N-1 et/ou N-2. Par le jeu des filtres, le gestionnaire sélectionnera éventuellement des groupes de produits particuliers (rayon femme, uniquement les bottes, etc.).

La multiplicité des croisements est telle, qu’entreprendre la construction de certaines analyses friserait parfois l’absurde. Toutefois, dans certains cas très spécifiques, créer des analyses parfaitement adaptées grâce au constructeur, fournit un éclairage complémentaire et déclenche donc potentiellement des actions correctrices, le but du diagnostic des performances du point de vente. Etablir un diagnostic de la sorte grâce à l’outil informatique contribue non seulement à prendre des décisions opérationnelles mais aussi par voie de conséquence à agir positivement sur la rentabilité de l’activité.

Pas de module analytique sans représentation graphique.

La visualisation des données analytiques à l’aide de graphiques permet en un coup d’œil d’illustrer les chiffres les plus importants et de comprendre la tendance. Un logiciel de gestion de point de vente doit comporter cette fonctionnalité.

Nicolas SALIN

Responsable Marketing VEGA-STIAC – www.vega-info.fr

La CNDL recommande Polaris aux boutiques de lingerie !

cndl lingerie

CNDL

La CNDL, Chambre Nationale des Détaillants en Lingerie et VEGA STIAC ont scellé un nouvel accord qui conclut un partenariat exclusif. Polaris devient donc le seul logiciel d’encaissement et de gestion de stock recommandé par le syndicat professionnel à leurs adhérents, commerçants indépendants en lingerie. Les adhérents à la CNDL bénéficieront à ce titre d’un tarif privilégié.

Le logiciel Polaris Gestion Boutiques est conçu spécifiquement pour l’équipement de la personne et la lingerie en particulier. Toutes les particularités inhérentes aux magasins de lingerie sont prises en compte nativement par le programme et nous équipons à ce titre nombre de boutiques depuis plus d’une trentaine d’années. Le partenariat ainsi noué instaure Polaris comme le logiciel de référence de la profession.

Contactez nos chargés de clientèle pour plus d’informations au 01.30.24.90.90.

L’évolution commerce de détail : du e-commerce à la digitalisation du point de vente.

L’Essentiel de la Chaussure, n°192, mars 2018, pages 78, 79.

Les premiers pas e-commerce des chausseurs indépendants : les sites Internet.

Les nouvelles technologies ont révolutionné tous les aspects du commerce, que ce soit dans la manière de s’adresser aux clients, d’organiser son magasin ou bien de commercialiser son offre produits. Les premiers pas significatifs des commerçants furent accomplis il y a une dizaine d’années lorsque les webmasters de certaines agences commencèrent à concevoir les sites Internet vitrines, puis e-commerce des indépendants. Des technologies de plus en plus simplifiées comme Prestashop ont permis aux commerçants de se doter de sites relativement efficaces et donc d’un canal de distribution supplémentaire à l’instar de grandes enseignes. Mais l’outil site Internet trouva rapidement ses limites : le référencement. Comment exister en première page de Google ou tout du moins dans les trois premières ? Les agences de référencement ont commencé à prospérer, promettant monts et merveilles en misant un peu sur le référencement naturel (indispensable) et… beaucoup sur le référencement payant avec les AdWords de Google. Les commerçants se sont aperçus du coût financier important de la gestion d’un site e-commerce, de son aspect chronophage et de la remise en cause de la logistique de toute l’entreprise (transferts entre magasins, stocks gérés en temps réel sur Internet et en boutiques, gestion des promotions en ligne, recrutement d’un personnel dédié, etc.). Certes, aucun bail commercial, aucun coûteux pas de porte, mais une récurrence des coûts non négligeable qui nécessite une gestion attentionnée et quotidienne tout comme pour un point de vente physique. Créer, gérer, maintenir et développer un site e-commerce est une activité de longue haleine, qui soutenue correctement s’avère rentable mais ce n’est pas vraiment l’eldorado que les agences web laissaient miroiter à leurs clients commerçants, tout du moins en 2018 : d’autres canaux complémentaires et néanmoins indispensables ont fait leur apparition, certains se substituant même au site Internet.

La sophistication des sites e-commerce : le click and collect.

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En 2017, les achats en ligne, notamment via le mobile, ont dépassé les 80 milliards d’euros

Parmi toutes les possibilités techniques qui étoffent les sites e-commerces comme celles liées à la livraison (Colissimo, Chronopost, Relais Colis, etc.) ou aux multiples kits de paiement bancaires, une fonctionnalité émerge particulièrement : le click and collect.

Pour contrer un certain phénomène de cannibalisation des ventes du magasin traditionnel par le magasin Internet, la première passerelle entre ces deux mondes apparait au début des années 2010 : le click and collect. L’objectif initial de cette fonctionnalité est de redynamiser la fréquentation et les ventes du magasin physique en apportant un service supplémentaire au client : payer sur Internet, retirer en magasin ou bien réserver sur Internet et payer en magasin  dans le cas du reserve and collect. Le client internaute retourne donc en point de vente et y est même susceptible d’actes d’achat complémentaires. Autre attrait, se différencier des sites e-commerce concurrents dépourvus de ce système et donc accroître l’attractivité de son enseigne digitale ET physique. Dans tous les cas, ce concept phygital agit comme une source de ventes additionnelles.

Les réseaux sociaux : la communication et la vente.

Facebook, Twitter, Instagram, Google +… pour les plus connus offrent la possibilité d’une représentation digitale mobile friendly. L’universalité de Facebook autorise une communication de grande ampleur et un contact moderne avec sa clientèle via Messenger, mais pas seulement… La mise en place d’une boutique Facebook est également possible facilement et rapidement pour vendre des produits ou une collection depuis sa page. Bien entendu, le réseau social propose des plans publicitaires ciblés en fonction des produits commercialisés et des connaissances engrangées dans son extraordinaire base de données, constituée rappelons-le des millions de membres du réseau qui alimentent eux-mêmes leurs profils notamment par les « likes » qu’ils émettent, les groupes auxquels ils adhèrent, les achats qu’ils réalisent et les évènements qu’ils suivent. Ce profilage pointu offre donc une base de prospection de qualité qui est bien entendu monnayée par Facebook auprès des détenteurs de boutiques.

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Facebook, Twitter ou Instagram fédèrent des millions de membres

La grande promesse des marketplaces.

La plus récente et la plus prometteuse des solutions e-commerce en date est celle des marketplaces. Elles ont le vent en poupe et c’est la tendance du moment. Partant du principe qu’elles se substituent aux sites Internet, elles tendent à considérer inutiles les investissements financiers, humains et temporels déployés dans un site e-commerce classique. La promesse des marketplaces est simple : accéder à une base qualifiée de clients potentiels à plus ou moins grande échelle en se délestant de tous les investissements d’un site, moyennant une commission sur les ventes. Des chausseurs de plus en plus nombreux sont séduits par les généralistes Amazon et C-Discount par exemple, Farfetch pour le haut de gamme… Très prochainement, la plate-forme Arbell d’ANWR-Garant promet une spécialisation chaussures attendue par nombre de professionnels.

Que décider en 2018 ?

La combinaison gagnante d’une stratégie opérationnelle e-commerce serait-elle celle qui combinerait tous les éléments ? Probablement.

-Un site Internet pratique et complet, visuellement irréprochable et mis à jour, bien référencé et inscrit dans une stratégie phygitale grâce au click (ou reserve) and collect.

-Une présence efficace sur les réseaux sociaux pour communiquer et vendre, notamment sur Facebook.

-Un usage intelligent des marketplaces pour écouler des lignes de produits particulières et différenciées ; il serait vain d’essayer de vendre un modèle très répandu, des Stan Smith par exemple, en raison de la concurrence sur ce modèle. Toutefois, écouler des promos, des invendus, des modèles plus exclusifs est un choix judicieux et malin surtout dans le cas d’un assortiment original et très différencié (pointures extrêmes, marques de créateurs, modèles rares s’adressant à des niches de marché).

La digitalisation du point de vente : un magasin connecté à ses clients.

Enfin, il convient de ne pas omettre le métier originel, celui du point de vente qui même s’il est inévitablement bousculé et transformé par les nouveaux canaux numériques, n’opère de facto qu’une mue nécessaire : il est simplement l’objet d’une évolution de sa forme ; le magasin se digitalise par conséquent lui-aussi dans sa structure. Les tablettes vendeurs, voire celles mises à disposition de la clientèle, autorisent la consultation du stock et sont programmées pour suggérer des produits complémentaires tout comme sur un site Internet mais cette fois dans le magasin (c’est l’équivalent de l’annonce typique Amazon « les clients qui ont acheté cet article ont également acheté ces articles »). Ces outils sont dans le cas du client une aide à l’achat en faisant office de borne interactive capable de détailler des fiches signalétiques, des « plus » produits, les pointures disponibles, etc. tandis qu’elles servent de support vendeur au personnel du magasin. Le travail de réenchantement du point de vente doit donc coller aux réalités numériques contemporaines : la technologie n’est pas l’ennemi du commerçant mais son alliée, s’en détourner revient à se détourner d’une clientèle systématiquement connectée. L’omniprésence des smartphones dans le moindre sac à main est là pour rappeler au commerçant la réalité peu réjouissante du showrooming (pratique qui consiste à comparer les prix en rayon avec les prix en ligne) mais également la réalité plus positive de l’existence d’une clientèle ouverte aux sollicitations commerciales et donc à celle du magasin dans lequel elle se trouve : proposer une connexion wifi à ses clients et pratiquer des incitations commerciales auprès des clients présents à l’instant t sur la surface de vente via les réseaux sociaux, l’emailing, les sms, fait partie du best practice aujourd’hui. Contacter ses clients grâce à ces médias permet de s’adresser de façon adaptée à cette clientèle mobile et connectée.

Nicolas SALIN – Responsable Marketing VEGA-STIAC – www.vega-info.fr

Polaris ISO 25051

iso cei 25051

ISO/IEC 25051

Polaris satisfait aux exigences Qualité relatives aux progiciels de la norme internationale ISO 25051. Le progiciel de gestion de stock et d’encaissement Polaris est donc conforme aux exigences de la norme ISO/IEC 25051:2014 relatives à la documentation de test, incluant le plan des tests, leur description et leurs résultats.

L’obtention de ce label donne par conséquent à l’utilisateur l’assurance que la mise en œuvre du progiciel répondra à ce qui été proposé et fourni.

Polaris est également un logiciel de caisse certifié NF525, conformément aux règles de certification « NF Logiciel Gestion de l’Encaissement ».