Informatisation des mouvements de stock : les transferts.

L’Essentiel de la Chaussure, n°174, mai 2016, page 38.

L’Essentiel de la Maroquinerie, n°66, avril 2015, page 16.

Nous avons abordé lors de précédents articles, l’informatisation des commandes et des réceptions. Complétons notre tour d’horizon de la gestion des mouvements de stock en nous intéressant ce mois-ci aux transferts de produits.

Le commerçant mono-boutique et les transferts : scinder son stock.

Les transferts ne concernent pas seulement les commerçants multi-boutiques ; la gestion fine d’une réserve ou d’un dépôt, séparément de celle du magasin, s’avère utile quand il s’agit de diviser son stock en deux pour des questions de logistique pure. D’une part, le dépôt ne se situe pas toujours à proximité immédiate de la surface de vente. D’autre part, dans le cas d’une réserve accolée à la boutique, sa vocation est peut-être d’alimenter le magasin (surface de vente réduite) mais également de répondre aux commandes à distance avec un stock dédié (vpc, Internet).

Le commerçant multi-boutique et les transferts : gérer des stocks multiples.

Les structures multi-boutiques sont presque toujours demanderesses d’un logiciel de gestion de stock pourvu d’un module de transfert de marchandises, l’application la plus évidente étant celle qui consiste à transférer des modèles de magasin à magasin. Certaines solutions logicielles sont également dotées d’une fonction qui autorise les commandes d’un magasin à autre magasin. Un logiciel de gestion de points de vente doit intégrer la possibilité évidente et nécessaire d’éclater le stock d’un dépôt. L’éclatement du dépôt permet d’alimenter les différents stocks des boutiques quand les livraisons des fournisseurs sont effectuées principalement vers un stock centralisé (dépôt centralisateur).

transfert articles entre magasins

transfert articles entre magasins

Les apports du logiciel de gestion de points de vente.

Le gestionnaire visualise rapidement dans son application de gestion l’état des stocks et sait anticiper manuellement les besoins de chaque boutique sur une référence précise. Un clic de souris suffit alors à transférer, par exemple, un modèle d’un point de vente à un autre, ou du dépôt vers un ou plusieurs points de vente. Ce modus operandi s’avère particulièrement efficace lorsque le logiciel fonctionne en temps réel : le gestionnaire procède aux transferts aidé en quelque sorte par un état des lieux mis à jour instantanément en fonction de l’écoulement des ventes.

Le « dernier cri » des solutions logicielles automatise le processus de transfert : le système va ainsi provoquer les mouvements inter-stocks en fonction des besoins en quantité de chaque magasin. Le paramétrage de niveaux de stocks d’alerte enclenche la routine des transferts depuis le dépôt ou entre magasins : le risque de rupture est quasi nul ;  au mieux, la boutique propose en permanence un assortiment complet, au pire, la durée d’une rupture se comprime drastiquement. En partant du principe que la rupture participe systématiquement à l’accroissement du chiffre d’affaires perdu, minimiser les ruptures à une portion congrue du stock grâce à l’informatisation revient à diminuer le chiffre d’affaires perdu.

Le module de transfert, automatisé ou pas, optimise donc la gestion des stocks ET des ventes.

Nicolas SALIN – Responsable Marketing VEGA STIAC – www.vega-info.fr