Logiciel de caisse : l’encaissement mais pas seulement

L’Essentiel de la Chaussure, n°168, octobre 2015, page 52.

L’Essentiel de la Maroquinerie, n°54, avril 2012, page 41.

Le passage en caisse constitue en quelque sorte la dernière étape du circuit des articles. Dès lors qu’ils sont scannés et vendus, leur cycle de vie magasin s’interrompt définitivement. De façon basique, la vocation du logiciel de caisse est alors (principalement)  de valider cette phase : la transaction financière. Rapidité d’affichage des informations et simplicité de l’interface sont des critères déterminants quant au choix d’un logiciel d’encaissement ; un accès rapide aux informations  concourt en effet à la fluidification des files d’attente, particulièrement les jours de forte affluence, le samedi ou en période de soldes par exemple. Les caisses tactiles se révèlent de précieuses alliées dans cette quête du gain de temps, jouant sur la simplicité fonctionnelle de l’affichage, voire le minimalisme. Cette solution est souvent l’apanage des grandes surfaces de vente. Dans tous les cas, le chef de caisse prévoit un clavier de secours et une souris, idéalement un second poste de caisse classique.

Des fonctions incontournables et d’autres qui le deviennent…

L’acceptation sans limitation des modes de règlement ainsi que la possibilité de finaliser une transaction en combinant plusieurs de ces modes, la gestion des avoirs, des acomptes et des réservations, l’émission de factures, l’impression de chèques cadeaux, la compatibilité avec les cartes prépayées sont autant de fonctions communes à tous les logiciels d’encaissement. Le temps des facturiers, des parapheurs et autres cahiers de caisse semblent bien lointain ! Il en va de même pour les indicateurs comptables : z de caisse, brouillard de fin de journée, gestion du fond de caisse automatisée, journal des recettes, statistiques de vente et répartition du chiffre d’affaires forment le tronc commun des fonctionnalités de tous les logiciels de caisse.

L’interaction avec le stock offre un « plus-produit » à considérer attentivement : la recherche d’un article dans une autre couleur ou une autre taille, l’affichage du visuel de l’article, la prise d’informations relatives à la prochaine date de disponibilité et éventuellement les quantités en stock dans d’autres boutiques du réseau, la possibilité de transférer un article depuis le dépôt ou un autre magasin… L’objectif de cette liaison en temps réel avec le stock de la boutique est de pouvoir renseigner précisément le client depuis le poste caisse sur les disponibilités et les articles complémentaires ; ne pas manquer une vente, réaliser du chiffre d’affaires additionnel, communiquer au client les informations demandées, autant de raisons d’équiper le point de vente d’un outil informatique de gestion de stock et d’encaissement.

La fenêtre de vente des logiciels actuels propose également des informations sur le client lui-même. Un simple numéro client ou le scanning de sa carte de fidélité enclenche les mécanismes de son programme de fidélisation tout en renseignant l’hôte(sse) de caisse sur l’historique et le détail des achats, le solde de points ou d’euros cumulés, la dernière date de passage en caisse, l’anniversaire, l’e-mail de contact, etc. Il est désormais primordial de connaître et de reconnaître une clientèle en quête de services personnalisés. Un programme de fidélisation accessible depuis les caisses constitue aujourd’hui l’une des pièces maîtresses de la gestion de la relation client.

Enfin, point d’état de l’art des logiciels de caisse sans évoquer Internet. Un client qui rentre en boutique est potentiellement un client du site Internet et/ou d’un site Internet concurrent. Il compare les prix, parfois même directement en rayon, muni de son smartphone, photographie le produit, échange en temps réel son avis sur Facebook, Twitter, Google + et autres sites de comparaison. Le constat est le suivant : même dans le cas où le point de vente n’est pas relié à Internet, Internet s’immisce dans le point de vente via la poche ou le sac à main du shopper. Il devient donc crucial pour les interfaces de caisse de communiquer avec les réseaux sociaux et au minimum avec le site web marchand relié au magasin. Ainsi, un client peut avoir commandé sur Internet et souhaiter récupérer son article directement en boutique, procéder à un retour depuis la boutique, utiliser un avoir indifféremment sur Internet et en boutique, etc. Les nouvelles technologies changent progressivement les usages et habitudes des clients qui ne comprendront pas pourquoi en procédant à des achats dans la même enseigne, ils ne seraient pas connus et reconnus, peu importe le lieu des achats (Internet ou boutique physique). Certaines enseignes dotent leurs points de vente de tablettes tactiles à destination conjointement des clients et du personnel de vente parallèlement à cette mutation.

Nicolas SALIN – Responsable Marketing VEGA STIAC – www.vega-info.fr